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dimanche 3 février 2008

Ras el hanout رأس الحانوت

Le ras-el-hanout se compose de 27 épices différentes:
curcuma, gingembre blanc, poivre noir, poivre long piment de jamaique, cannelle d'inde, cubèbe, cardamome, poivre des moines, gingembre, lavande, macis, cannelle de chine, clou de girofle, nigelle, noix de muscade, baies de belladone, maniguette, boutons de rose,fruit d'asclépiadacée, macis, galanga, iris, gouza el asnab, cypéracée et autre variété de noix de muscade.

Cette liste est à titre indicative car en réalité chaque apothicaire " ataar " a son propre mélange, et tout dépend du dosage des ingrédients. A ce jour aucun " aatar " n'a accepté de livrer ces dosages.

Par ailleurs, il faudrait rétablir deux idées reçues. En effet, on trouve un nombre incalculable de recettes sur le net ou même dans des livres de cuisine contenant cette épice. Or son usage dans notre cuisine est très limité! On l'utilise principalement en hiver ou dans des préparations à but thérapeutique tels que le bouillon au pigeon pour l'accouché, car cette épice est aussi appelé " mssakhen " ce qui signifie littéralement "qui chauffe" car elle soulage les rhumes et autres petits maux d'hiver!Par ailleurs, " ras el hanout " signifie littéralement "la tête de la boutique" c'est à dire c'est le top en matière demélange d'épices. aussi certains marocains ont pris la mauvaise habitude de surnommer un certains nombrede mélange " ras el hanout "alors qu'il n'ont strictement rien à voir avec l'épice d'origine ! Aussi, il faut savoir préciser à l'apothicaire ce que vous rechercher : ras el hanout mssakhen, ras el hanout pour tajine....

vendredi 25 janvier 2008

Curry

Le curry n'est pas une épice mais un mélange d'épice qui sert de condiment principalement au plat dont il porte le nom. On retrouve la recette du curry dans un livre de cuisine datant du Ve siècle av. J.-C. Cet auteur indien étudie la nourriture qui est préparée par les prêtres pour être offerte aux dieux dans les temples.

Durant le festival consacré au dieu Shiva, chaque famille se devait d'apporter un plat de curry au temple et les prêtres partageaient cette nourriture avec la déesse. Le curry, tel que décrit il y a 2 500 ans, n'a pas changé. Sa recette de base est immuable. Autour de l'an 1, le poète Bhagavad Gita déconseilla l'absorption du curry car cette nourriture est sujette, affirma-t-il, à réveiller les passions et l'humeur querelleuse mais le curry était déjà trop ancré dans la tradition et il y est demeuré jusqu'à ce jour la base de la cuisine indienne.

En Inde et au Pakistan, le curry est composé d'une vingtaine d'épices que l'on broie au mortier. Échauffé, il est ensuite bruni dans une noix de beurre ou une goutte d'huile. Commercialement, ce condiment est réduit en poudre et vendu sur le marché pour une utilisation rapide.